Il naquit le 22 octobre en 1974 dans le village « Elphar‘awnia »la pharaonique situé dans le delta de l’Egypte …
Il travaille dans la presse égyptienne et arabe depuis 1996
Elle n’était pas boiteuse,
Mais un sac d’os
Mis ensemble
Par un apprenti créateur
Plein de spontanéité.
Nous avons oublié sa patience
A notre égard pendant les deux longs mois
Où il n’y avait qu’elle à la maison
Pour surveiller la plante
Qui poussait près d’elle
Avec une coupable sérénité!
Ni une femme n’a brisé son cœur en l’abandonnant
Ni une voiture fougueuse (hardie) ne l’a écrasé
Sur la route
Seule dans la chambre
La musique l’a épuisée
Et le chagrin étrange dans le son du violon
L’a vannée...
De loin,
Une fenêtre solitaire
Derrière son vitre luisant une chaleur et un verre d’eau de vie
Et une âme suspendue dans le vide
Une âme...
Je ne comptais pas imiter les oiseaux
Et je n’avais pas des ailes
J’avais seulement envie
De tester (d’essayer) la sincérité de ma mère
Qui, un jour, m’avait dit :
Les enfants sont les anges de Dieu
Sur cette terre.
Il s’enfuit de la foule (cohue)
Et lorsqu’il s’enferme dans sa chambre
Les voisins l’entendent implorer (prier) des autres
Et les prier de quitter
Ils sont surs qu’il est seul
Et qu’il ne connaît personne
Après quelques minutes
Ils entendent des pas
Descendant l’escalier
Nous avons marché lors ses obsèques
Personne ne nous a informé que nous devons raccourcir le chemin
Et la circulation ne nous a pas paralysés (entravés)
Nous avons porté nos fleurs avec des mains que la sueur a mouillées
Et nos têtes se sont inclinées derrière son cercueil
Avec soumission et humiliation
Le cercueil..
S’il a résisté dés le début
Si elle l’a repoussé loin de sa poitrine arrondie
Si elle lui a donné un coup de pied entre les hanches
Il n’aura jamais osé lever ses yeux dans les siens
Et jamais ses mains ne l’auraient profanée (violée)
Un sentiment de marginalisation partagé par d’autres, à l’exception, par exemple, du jeune Emad Abou-Saleh, retenu parmi les 35 poètes de l’Anthologie. « Il n’y a pas eu d’autre génération aussi choyée que la nôtre, celle des années 1990. Pour celle-ci, l’Etat a publié des recueils de poèmes en prose et les journaux dits officieux, tels Akhbar Al-Adab par exemple, ont diffusé leurs œuvres. La maison d’édition privée Dar Charqiyat, qui s’est enthousiasmée pour eux, a ausi publié la majorité de leurs recueils », précise-t-il.